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TERESA MAY BREXITt
 

ACTUALITES D’EUROPE 20 novembre

Le Brexit est malheureusement toujours dans l’actualité, comme toujours, on semble avoir avancé mais rien ne bouge, Michel Barnier, négociateur en chef pour l’UE est d’une patience d’ange et propose d’attendre 2022.

Teresa May est de plus en plus « dévorée par les siens qui refusent compromis et progrès, pour des raisons de visibilité devant leurs électeurs et vont donc réitérer les erreurs de Cameron de sacrifier les possibilités de sauver l’intérêt commun. Elle  a annoncé retourner à Bruxelles cette semaine pour une semaine « cruciale » pour renégocie.

Elle lance cette initiative et lance aux élus britanniques un appel à la confiance, affirmant qu’un changement de leader ne « faciliterait pas » les négociations avec l’Union européenne. Avant le sommet européen prévu le 25 novembre, qui doit entériner le projet d’accord, elle veut donc rencontrer Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. L’objectif de cet entretien est de rassurer les Britanniques sur les relations futures entre le Royaume-Uni et l’Union européenne après le Brexit, prévu le 29 mars prochain.

Pourtant, elle avait trouvé un accord.

Cet accord permettrait d’éviter le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, en instaurant un filet de sécurité (« backstop ») maintenant provisoirement tout le Royaume-Uni au sein du marché européen. Des dispositions qui, toutefois, ne semblent satisfaire ni les partisans d’un Brexit dur ni les europhiles. De fait, dans le cadre de cet accord, le Royaume-Uni devrait se conformer aux règles sociales, fiscales ou encore environnementales de l’UE et n’aurait pas la possibilité de conclure des accords commerciaux avec des pays tiers. Par conséquent, pour les plus critiques, Londres deviendrait une sorte de satellite de l’UE, contraint par ses règles, mais sans aucun pouvoir dans les prises de décision.

C’est pour ces motifs que Mme May a essuyé, jeudi 15 novembre, une série de quatre démissions de membres de son gouvernement : le ministre du Brexit Dominic Raab, Shailesh Vara, secrétaire d’État à l’Irlande du Nord, la ministre du Travail Esther McVey, la secrétaire d’État au Brexit Suella Braverman. En parallèle, un vote de défiance initié par le député conservateur pro-Brexit Jacob Rees-Mogg pourrait avoir lieu prochainement à l’encontre de la Première ministre.

BREXIT CHAMBRE DES LORDStLa cheffe du gouvernement est menacée d’être renversée par un vote de défiance. Celui-ci serait déclenché s’il est demandé par 15 % du groupe conservateur au Parlement, soit 48 députés.

C’est le député conservateur pro-Brexit Jacob Rees-Mogg, à la tête du puissant groupe parlementaire eurosceptique European Research Group (ERG), qui a lancé la manœuvre, l’accusant d’avoir trahi les promesses faites au peuple britannique.

Pour Dominic Raab, qui a démissionné de son poste de ministre du Brexit et a été remplacé par Stephen Barclay, un avocat eurosceptique de 46 ans, la Première ministre a subi le « chantage » de Bruxelles.

Même Nicola Sturgeon, première ministre écossaise, pour rester dans l’UE, espère trouver d’autres partis pour proposer un texte alternatif.

Prochaine étape le 25 novembre où les 27 doivent se réunir pour voter sur cet accord.

 

BUDGET ITALIEN

Après le rejet, par la Commission européenne puis par l’Eurogroupe le 5 novembre, du budget italien pour l’année 2019, le gouvernement de Giuseppe Conte avait jusqu’au 13 novembre à minuit pour formuler une nouvelle proposition. Mais dans une lettre adressée à Bruxelles, Rome a fait savoir que l’objectif de déficit public dénoncé par les Européens (prévu pour 2,4% l’année prochaine), ne serait pas amendé. En revanche, un certain nombre de garanties ont été avancées pour tenter d’apaiser les tensions entre la péninsule et l’Union européenne.

Là aussi, il faut attendre.

 

Ainsi, un vaste plan de privatisations est dans les cartons. Giovanni Tria, ministre des Finances, a annoncé vouloir sabrer 18 milliards d’euros d’actifs immobiliers afin de faire passer la dette de 131% du PIB à 126% d’ici à 2021. En outre, même si le budget reste le même pour l’instant, des mesures correctives seront déployées d’ici quelques mois si la situation n’évolue pas comme le gouvernement l’avait prévu.

L’Italie a enfin fait vaPONT MORANDIloir de nouveaux arguments pour justifier son budget expansionniste : les coûts exceptionnels de la rénovation de son réseau de ponts autoroutiers (après l’effondrement du pont Morandi à Gênes), et les lourds dommages causés par les inondations en septembre.

 

STRASBOURG SESSION PLENIERE

Les parlementaires européens étaient réunis à Strasbourg en session plénière du 12 au 15 novembre. Différents événements ont marqué cette session.

A MERKELtAngela Merkel esquisse enfin des solutions et répond à la France. Elle  s’est exprimée à la tribune du Parlement, bien rempli pour l’occasion. La dirigeante de la première puissance économique de l’Union a fait un tour d’horizon des défis auxquels l’Europe doit faire face et des nombreux facteurs de déstabilisation. Insistant principalement sur les affaires étrangères, Mme Merkel a réaffirmé la nécessité pour les États de « rester unis en tant qu’Européens » et a appelé à la création d’une « armée européenne » comme l’avait fait Emmanuel Macron une semaine plus tôt. Renoncer à l’unanimité pour les décisions de politique étrangère a également été prôné par la chancelière.

Le même jour, le Parlement a largement voté une résolution dénonçant les atteintes à la démocratie en Roumanie.  Après la Hongrie et la Pologne, c’est donc le gouvernement socialiste de Viorica Dancila qui se retrouve épinglé par l’institution parlementaire européenne.

Des signes pour la future campagne?

 

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