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ACTUALITÉS DÉMOCRATES d’EUROPE du 15 JANVIER 2

En Europe, l’année 2018 est placée sous le signe du patrimoine. Mais l’Europe a des échéances et des dossiers bien brûlants à traiter. Tout d’abord, beaucoup de gouvernements  sont en attente d’élections, voire de réélection !

Des changements possibles de gouvernement , donc de politique, peuvent ralentir ou contrarier les dossiers de l’UE . 

 

 

drapeau autrichien 

L’Autriche, avec Sébastien Kurz, et ses 3 ministres majeurs d’extrême-droite font peur;

 

 

 

martin schulzL’Allemagne,  depuis les élections législatives du 24 septembre dernier, n’ pas encore de gouvernement. Le centre-droit d’Angela Merkel n’a pu trouver de compromis avec le Parti Libéral et les Verts.

Martin Schulz et le SPD, par peur d’un gouvernement minoritaire ou de nouvelles élections favorables à l’extrême droite, et sous la pression des citoyens,  ont accepté de revenir sur leur décision en  abandonnant une posture d’opposants résolus…

Dernière minute: accord Merkel-Schulz axé sur les propositions de E.Macron sur l’UE

 

La République Tchèque, où  Milos Zeman, homme d’affaires populiste, en phase avec une bonne partie de l’opinion tchèque, qualifie l’afflux de migrants en Europe d' »invasion organisée» et se dit opposé à leur accueil . Divisant la société par son orientation pro-russe et pro-chinoise et de son discours volontiers provocateur, il  s’oppose aux intellectuels praguois et aux journalistes (traités de « fumiers » à « liquider »). Le discours du président, se voulant la « voix des non-privilégiés », est apprécié par les habitants des villages et des petites villes et les travailleurs manuels. 

 

Catalogne dr 

L’Espagne a toujours son épineux dossier catalan qui  peut précipiter l’Europe vers une division.

 

 

  

 

 

La  Pologne remplace plusieurs ministres controversés  pour séduire Bruxelles ! Mais la réforme de la justice confirmée alimente toujours la controverse :« Même Pologne, nouvel emballage », selon Catherine Chatignoux, journaliste aux Echos.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

matteo renzi+beppe GrillotL’Italie est également en attente d’élections législatives (mars 2018). Paolo Gentiloni est le chef du gouvernement (dans l’attente du retour de Matteo Renzi ; ce dernier a été facilement réélu chef du Parti démocrate en avril dernier

Mais son  succès aux législatives n’est pas garanti, malgré sa popularité: il ne recueillerait que 24% des voix  . Il serait  devancé par deux formations politiques  : la coalition de droite créditée d’environ 35% des voix, et le Mouvement 5 étoiles, formation iconoclaste et populiste fondé par l’humoriste Beppe Grillo, 28,5% des suffrages                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

 

 Largement favori, Vladimir Poutine se présente cette fois sous étiquette indépendante, même si son parti, Russie unie, le soutient et ne présente pas de candidat face à lui.

Ses adversaires seront la journaliste Ksenia Sobtchak et Vladimir Jirinovski, du Parti libéral-démocrate, faute de son adversaire; le plus dangereux, l’avocat Alexei Navalny, farouche opposant est inquiété par la justice pour des affaires qu’il juge infondées,il va être déclaré inéligible…Poutine

V Poutine veille à financer les extrémistes nationalistes, implante Russia Today, sa télé propagande, il  essaie de saper l’UE par tous les moyens !

Restent les épineux dossiers ukrainiens et géorgiens, les intimidations dans l’espace aérien sur les pays nordiques et baltes.

 

 

 

Le Conseil européen (chefs de gouvernement) et le Conseil de l’UE (ministres de chaque pays en charge d’un dossier, tels les ministres du travail, ou de l’agriculture, etc..) vont être agités ! Avec tous ces changements!

 

Surtout , sur les sujets qui relèvent de l’unanimité et même ceux où la majorité qualifiée (soit 65°/° des états membres mais représentant 65°/° de la population de l’UE ) est requise.

La minorité de blocage doit comprendre au moins 4 membres du Conseil représentant plus de 35 % de la population de l’UE. Rappelons qu’environ 80 % de l’ensemble des actes législatifs de l’UE sont adoptés au moyen de cette procédure, appelée « codécision ».

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Les dossiers restent, ne s’évaporent pas d’une année sur l’autre !
LES AUTRES DEFIS !

Migrantsaccord de dublin

10 janvier, un mini-sommet des pays méditerranéens pour faire face au défi migratoire Les pays du Sud appellent à la solidarité européenne.

Il faudra enfin revenir sur les accords de Dublin : cette réforme est prévue à l’agenda européen pour le 2e semestre.

Les accords avec les pays tiers pour retenir les migrants doivent être revus car souvent les malheureux sont retenus dans des conditions indignes (on pense à la Lybie, mais moins au chantage d’Erdogan)

Seuls l’Italie et les pays du sud ont relevé un peu l’honneur de l’UE en sauvant des vies en Méditerrannée

Le Brexit demeure : en Janvier, débute la 2e phase de négociations sur le Brexit qui aggrave le débat sur le budget pluriannuel

LE BUDGET LE CADRE FINANCIER DE L’UEfaire plus avec moins !
Le prochain cadre financier de l’Union européenne risque d’être ardu, tant par le Brexit qu’avec les nouveaux chefs d’état élus !Pluriannuel, il couvrira la période 2021-2027. Sa négociation, qui est en train de commencer, s’annonce encore plus compliquée que pour les précédents. D’un côté, le Brexit va amputer l’Union européenne d’une enveloppe nette estimée entre 12 et 13 milliards d’euros par an, selon le commissaire au Budget, Gunther Oettinger.

De l’autre, l’Union européenne a identifié la nécessité de s’attaquer à de nouveaux chantiers – immigration, défense, lutte contre le terrorisme, transition numérique. « Il faudra certainement faire certains sacrifices. Il va falloir faire des coupes dans certains grands programmes, et des coupes impressionnantes », a averti le commissaire. Ainsi la PAC sera dans le viseur

La bombe de la « conditionnalité »!

L’autre débat porte sur les fonds structurels, qui vont probablement devoir, eux aussi, être revus à la baisse. Ceux que l’on reçoit en France via les régions de plus en plus.

Doit–on financer généreusement des Etats qui s’éloignent de certaines valeurs fondamentales de l’Union européenne ? « Les Polonais ne l’ont sans doute pas fait exprès, mais le bras de fer avec l’état de droit fait  intervient précisément au moment où s’amorcent les réflexions sur le prochain cadre financier », résume, ironique, un diplomate.

L‘aboutissement de la révision sur les travailleurs détachés, la lutte contre les paradis fiscaux , l’esquisse d’une défense commune, etc.. ; et bien d’autres sujets encore donnent le sentiment soit d’avancer soit de piétiner. Telle l’instauration d’une assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS) Et en Novembre, la COP24 à Katowice!

Européens que de pain sur la planche!

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