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Compte Rendu du Conseil National du MoDem du 4 mars 2017

En ouverture de ce Conseil National, François Bayrou explicite sa proposition d’une alliance avec Emmanuel Macron, moyennant les quatre conditions proposées, précisant que ces quatre conditions n’étaient pas négociables, et qu’il avait mis en position numéro 1, la loi de moralisation de la vie politique ayant trait au mélange de la politique avec l’argent.

(voir l’édito du 6 mars 2017, qui reprend le verbatim de la déclaration de François Bayrou en date du 22 février 2017)

Ces quatre conditions ayant été acceptées par Emmanuel Macron, l’alliance a pu être scellée. Lors de différentes rencontres qui s’en sont suivies, François Bayrou explique avoir découvert en Emmanuel Macron un homme avec une profondeur de visions et d’analyses, bien plus importantes qu’il ne l’imaginait à priori.

Dans les principes de la Vème République, la décision de se porter, ou non, candidat à l’investiture suprême, relève d’un homme ou d’une femme, face à la nation. S’appuyant sur ce principe, il ne demande pas au Conseil National d’approuver ou non, par un vote, sa décision de ne pas participer. Dans le même cheminement de pensée, l’alliance qu’il a proposée a été faite à Emmanuel Macron et non pas de parti à parti.

Parlant de la droite républicaine, il déclarait samedi 4 mars, que l’aveuglement de François Fillon, faisait courir à son camp un grand risque d’éclatement et que si il avait un conseil à donner à Alain Juppé ce serait qu’il se tienne loin de ce « marigot » (je ne sais pas si conseil il y a eu, mais la déclaration de Juppé de ce matin 6 mars va, en résumé, dans ce sens)

Évoquant la gauche divisée, elle oppose deux visions différentes, l’une, aujourd’hui représentée par Benoît Hamon, qui essaie de sauver le PS ou ce qu’il en reste, et l’autre avec Jean-Luc Mélanchon, qui passe son temps et dépense son énergie à essayer de détruire ce même PS.

Le spectacle donné par l’UDI est, au minimum, qualifié d’affligeant et conforme à ce qu’est ce parti : un syndicat d’élus.

Revenant sur l’une des raisons qui l’ont poussé à proposer une alliance à Emmanuel Macron, c’est que son combat, pour créer un espace central entre les deux blocs de droite et de gauche (qui depuis 15 ans représentent 35% des électeurs et se partagent 95% des sièges à l’Assemblée Nationale et au Sénat) était peut-être devenu gagnable et qu’il mettait l’intérêt de la France au dessus de ses penchants naturels et personnels. Et que ce combat là méritait d’être porté, même si c’était par quelqu’un d’autre que lui.

Concernant la campagne pour les élections présidentielles à venir, il n’est bien entendu pas question de se fondre dans « En Marche », avec qui nous avons une alliance, mais d’assurer cette campagne sous notre identité MoDem en nous mettant « En Mouvement » aux côtés de « En Marche ».

L’objectif premier, et que nous devons avoir à l’esprit de façon permanente, c’est de « GAGNER CES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES » avec Emmanuel Macron et ainsi de créer les conditions, dans la vie politique française, d’un axe central qui sera à même de fédérer des majorités d’idées et de projets.

Cet enjeu gagné, un gouvernement provisoire sera mis en place pour préparer les élections législatives, qui devront permettre d’établir cette majorité d’idées et de projets.

Jean-Yves Tréguer

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