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Actualités Démocrates d’Europe du 5 février 2017

SOS ATTAQUES CONTRE L’UE !

TRUMP à L’OUEST

POUTINE à l’EST

ET EN INTERNE ?

Les propos de Trump sur l’UE consternent les dirigeants européens ! En termes plus diplomatiques, le président du Conseil européen estime que les propos du nouveau président américain rendent l’avenir de l’UE incertain car « la nouvelle administration, hautement imprévisible, semble mettre en cause les 70 dernières années de politique étrangère américaine». L’Europe doit en tout cas faire front et se montrer très ferme !

Le choix comme ambassadeur américain auprès de l’UE  est une autre attaque !En effet est pressenti l’ économiste et diplomate Ted Malloch , connu pour son aversion pour «Bruxelles» et des «bureaucrates» tel J-C Juncker ; il explique : «Dans une carrière antérieure, j’ai eu un poste de diplomate dans lequel j’ai contribué à démanteler l’Union soviétique, et peut-être qu’une autre Union nécessite maintenant d’être apprivoisée».

Plus tôt cette semaine, il a prédit l’effondrement de l’euro, qu’il «shorterait» c’est-à-dire qu’il parie sur l’effondrement de sa parité en bourse ! Beau langage diplomatique…

Attaque contre l’Allemagne et sa chancelière ! L’administration Trump prend pour cible un pays avec lequel les USA ont un déficit commercial. Au mépris des usages diplomatiques, la charge de P. Navarro, simple conseiller de D. Trump, s’affiche dans les colonnes du Financial Times, accusant Berlin «d’exploiter» les autres pays de l’UE tout comme les USA avec un euro «grossièrement sous-évalué», pour rendre ses exportations plus compétitives.

La chancelière allemande a rejeté ces accusations, indiquant que seule la Banque centrale européenne était habilitée à gérer la politique monétaire en zone euro…

La politique commerciale allemande faisait déjà « tiquer » l’administration Obama. En 2013, le Trésor américain avait fustigé « la croissance anémique de la demande intérieure » allemande par une politique de bas salaires, et «sa dépendance envers les exportations», cause d’un «déséquilibre» surtout en Europe.

L’offensive semble reposer sur l’idée que tout déficit commercial est par nature néfaste et doit être âprement combattu (cibles privilégiées : Mexique et Chine, qui exportent ainsi plus aux USA qu’ils n’en importent). Or, le déficit commercial grève le PIB d’un pays mais peut aussi refléter un surcroît d’activité ou l’appréciation d’une monnaie reflétant le regain de confiance des investisseurs.

Derrière ces déclarations transparaît une profonde aversion pour l’idée même de multilatéralisme, déjà manifestée dans les critiques de l’OMC ou le rejet des grands accords de libre-échange (TPP et TTIP). «Il est temps de prendre l’administration Trump au mot» (M Alden). «C’est un gouvernement hautement nationaliste, opposé à tout ce qui renvoie à un quelconque internationalisme, dont l’UE est un des symboles»1 

LEurope doit riposter ! Alors que le président américain a ouvert divers fronts : défense, commerce, immigration, valeurs, la question sera abordée le 3 février par les dirigeants européens au sommet de Malte, préparant le 60e anniversaire du Traité de Rome1.

Les Européens redécouvrent les vertus du libre-échange régulé des accords multilatéraux (le CETA, entre Canada et UE après passage en commission devra être ratifié le 15 février.

Avis et inquiétudes sont partagés comme sur le TTIP (tribunaux d’arbitrage et pouvoir des multinationales) : les socialistes se divisent, les verts sont contre…

L’Europe doit cependant redéfinir une stratégie commerciale conquérante, passant par le renforcement des direction du commerce et de la concurrence à Bruxelles, pour qu’elle puisse taxer les multinationales ne payant pas leurs impôts comme Apple.

A L’EST, LES PURGES d’ERDOGAN AGGRAVENT LE MALAISE ENTRE UE ET TURQUIE La chancelière allemande, A Merkel, se rend à Ankara alors que des militaires turcs demandent l’asile à l’Allemagne !

JAMAIS TOTALEMENT ETEINT, LE FRONT UKRAINIEN CONNAÎT CES DERNIERS JOURS UN EMBRASEMENT INQUIETANT.  Depuis le 29 janvier, 9 soldats ont été tués et près de 50 blessés dans les affrontements les plus durs depuis plusieurs mois. Hormis une déclaration de la mission américaine auprès de l’OSCE, les combats d’Avdiivka ne suscitent toujours pas le moindre commentaire de l’administration américaine.

Après la prise de contact entre les présidents russe et américain le 28 janvier, nombre d’observateurs à Kiev craignent que Moscou ne cherche à tester ce que pourraient être les nouvelles lignes rouges de la Maison Blanche, voire à profiter du flottement actuel à Washington pour faire bouger les lignes.

1http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/02/01/monter-au-front-contre-trump_5072487_3232.html

« La stratégie est délicate à définir : les Européens sont encore traumatisés par la guerre en Irak de 2003 qui les avait déchirés. Ils savent que le président américain bénéficie en Europe d’alliés prêts à jouer son jeu : des affidés tels les démocraties libérales de Pologne et de Hongrie, aveuglées par leur idéologie au point qu’elles ne voient pas que Trump les trahira au premier prétexte ; des « pris-de-panique », telle la première ministre britannique Theresa May, qui n’en peut plus du Brexit et fait la tournée des autocrates Trump et Erdogan au lieu de s’entendre avec les continentaux ; des gauchistes, qui ne voient pas qu’à force de contester l’ordre libéral européen, ultra, forcément ultra, ils font le jeu destructeur de Trump ; des Munichois qui croient qu’en faisant le gros dos ils seront protégés par une ligne Maginot européenne. A tort, la planète ne s’arrêtera pas avec Trump. C’est une guerre de mouvement qu’il faut mener, certainement pas une guerre de tranchées.

Le mot d’ordre est triple : s’unir, défendre nos intérêts et peser dans le monde demain.

Pour cela, l’Europe doit définir sa relation au monde, au lieu de se rêver en une « Amérique gentille », confite de bons sentiments.

1http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/02/01/monter-au-front-contre-trump_5072487_3232.html

eur 2ATTAQUES EN INTERNE : BREXIT ! T. MAY s’est engagée à lancer le divorce avec l’UE avant fin mars et compte tenir son calendrier , pour ouvrir la voie aux négociations dès le 9 mars, lors de la réunion du Conseil européen à Bruxelles.

Une femme à la tête de l’Ulster ; Michelle o’Neill pourrait devenir la prochaine première ministre de l’Irlande du Nord ! Ministre de l’agriculture à 30 ans, de la santé à 40. L’Ulster a voté à 56°/° pour rester dans l’UE, inquiète d’une frontière « dure »

ZONE EURO ! ATTAQUES EN INTERNE Les pays du sud réuni à Lisbonne pour discuter réclament moins d’austérité : de fait sept pays forment un front contre Berlin ((Grèce, Espagne, Italie,Portugal, Malte, Chypre et François Hollande !!)

Acier européen : toutefois l’Europe tient bon face à l’acier chinois avec de nouvelles mesures anti dumping !

ROUMANIE : MANIFESTATIONS MASSIVES CONTRE LE GOUVERNEMENT ET LA CORRUPTION « Une contestation rarement vue depuis la chute des Ceausescu en 1990 » (Les Echos). Le 1er février 200 000 personnes ont défilé, dont la moitié à Bucarest (AFP/le Monde). La Commission européenne a fait part de son inquiétude sur le recul de la lutte contre la corruption si répandue en Roumanie, parmi les plus pauvres pays de l’UE.

Période d’incertitude certes, mais décisive : à La Valette, des impulsions devront être données pour une Europe plus politique, une Europe de la défense, une union économique et monétaire plus ferme, une Europe puissance commerciale, mais surtout une Europe qui défend ses valeurs !!

Pourtant L’UE ne semble pas prête pour la diplomatie du Tweet ou du coup de menton, ni pour un virage à 180°, afin de s’adapter au grand chambardement géopolitique et commercial que dit vouloir opérer la présidence Trump, à l’avant-veille d’un sommet à La Valette. L’Europe risque pourtant d’être fragilisée et isolée comme jamais par le revirement des politiques américaines après le départ de B. Obama.

Nous terminerons par le scandale de la fermeture aux migrants de certains pays aux USA ce qui n’est pas sans rappeler les tergiversations européennes !

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CÔTÉ ASSISTANTS PARLEMENTAIRES : Il n’ y a pas que F Fillon !

Le FN dit laver plus blanc que blanc… mais c’est le parti qui a le plus d’affaires en ce moment !

Marine Le Pen a refusé de rembourser près de 340 000 euros au Parlement européen, qui estime lui avoir indûment versé une partie du salaire de C Griset, son assistante parlementaire censée être basée à Bruxelles et accusée d’avoir travaillé au siège du FN de 2010 à 2016. L’eurodéputé N Bay, a essayé de justifier les raisons du refus : «avec le Parlement européen : pour eux, les assistants parlementaires et même le député, il faut bien le dire, devraient être des espèces de fonctionnaires de l’UE».

2ème entourloupe : si un assistant parlementaire  «peut être soit installé à Bruxelles, soit dans le pays d’élection du député», il y a une extrême mauvaise foi à suggérer que cela relève d’un choix.

En fait, les assistants locaux ne sont pas tenus de résider à proximité des institutions européennes mais les assistants parlementaires accrédités (APA) possèdent eux un statut d’agent européen, assimilable à celui de fonctionnaire européen et doivent «résider au lieu de leur affectation (Bruxelles, donc) ou à une distance telle de celui-ci qu’ils ne soient pas gênés dans l’exercice de leurs fonctions» (article 20 Statut des fonctionnaires, régime applicable aux autres agents européens).

Or, Catherine Griset était bien une Assistante Parlementaire Accréditée et aurait donc dû demeurer à Bruxelles1.

1Obs Elle s’est d’ailleurs défendue de la plus loufoque des façons (l’Obs), essayant de faire croire, lors de son audition à l’Office européen de lutte anti-fraude, qu’elle était «logée par des amis qui avaient une grande maison» avant d’être contrainte de dormir «sur un canapé-lit» à cause de travaux d’agrandissement. Une situation pour le moins inconfortable pendant 6 ans !!!

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