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Actualités Démocrates d’Europe du 23 janvier 2017.

LES 3 INSTITUTIONS DU TRIANGLE DÉCISIONNEL SONT AUX MAINS DES CONSERVATEURS !

Le nouveau président du Parlement européen , l’italien Antonio TAJANI, (PPE), la Commission et le Conseil (des chefs d’état ou des ministres)  

 

 

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Voici le Président du PE le plus mal élu depuis longtemps* : L’Italien A. Tajani, proche de Berlusconi, présenté par la droite européenne et soupçonné, lorsqu’il était commissaire à la politique industrielle, d’avoir fermé les yeux sur le Diesel Gate, a été élu après 4 tours.  

 

 

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Nos députés du grand ouest, (rencontrés mardi par des étudiants UBS du Morbihan), comme A. Cadec (LR/PPE) regrettent que le Parlement s’aligne sur les blocs opposés des parlements nationaux, au détriment du compromis pour une bonne gouvernance entre 27/28 pays.

D’autres, comme Isabelle Thomas (PS ancienne «nonniste»/PD européen), préfèrent ces antagonismes «plus politiques», pour des débats «éclaircis». On peut craindre au contraire, leur paralysie, favorisant populistes ou souverainistes dans leur quête de mort de l’Europe.

 

 

  

Ce qui donne à réfléchir à l’UE, forcée d’être plus politique et qui doit améliorer ses procédures et sa réforme, c’est  :

V. Poutine à l’Est, qui menace l’Estonie, les conflits géorgiens et ukrainiens n’étant toujours pas résolus…

D.Trump, fort peu diplomatiquement,  qui attaque A. Merkel, d’après lui «responsable d’une erreur historique au sujet des migrants.EUR 3

Poursuivant : «Quand vous jetez un coup d’œil à l’Europe, vous ne voyez que l’Allemagne. L‘UE est en réalité un instrument au service de l’Allemagne» (Bild). Il attaque l’OTAN : «organisation obsolète» aussi ! 

A Davos, Xi Jinping, président chinois, qui se pose le 17 janvier, en pourfendeur du protectionnisme de D. Trump lors du sommet annuel des élites économiques mondiales.

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T. May, toujours aussi floue, qui a cependant indiqué qu’elle voulait un Brexit dur !    

EUR 5Dans les autres institutions, on compte paradoxalement beaucoup sur les électrochocs «Trump» et «Brexit» pour aboutir à une UE plus politique. L’UE, en stand by, espère le changement de donne au Conseil suites aux élections en France, Allemagne et Italie.

A. Merkel invite les pays membres de l’U E à accroître leur coopération en matière de sécurité et de défense car il n’existe pas de « garantie de pérennité » entre l’UE et les Etats-Unis (sans jamais prononcer le nom de D. Trump) . 

BRÈVES d’EUROPE

PRÉSIDENCE TOURNANTE DE L’UE : MALTE a été accusée le 11janvier, d’être un paradis fiscal. Certaines entreprises ne paient que 5 % d’impôts sur leurs bénéfices dans le plus petit pays de l’UE, qui risquerait d’être inclus dans la liste des paradis fiscaux si les critères développés par la Commission européenne s’appliquaient aussi aux États membres (selon un rapport commandité par les eurodéputés écologistes). Si, sur le papier, l’impôt sur les sociétés de Malte est le plus élevé de l’UE, en réalité un système sophistiqué d’allègement fiscal -sur la propriété intellectuelle par exemple-, permet aux entreprises de ne rien payer du tout. Même chose pour la taxation des dividendes : associée à d’autres réductions, le taux d’imposition final effectif est de 5 % seulement pour les sociétés commerciales (source : rapport de T Faccio, Université de Nottingham).

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T. May se prononce enfin, promettant un Brexit dur. Normal de gonfler les biceps avant une négociation ! En retour, Commission Européenne et Conseil sont aussi fermes : pas d’UE à la carte !

En Bretagne, par exemple, des répercussions auxquelles on pense immédiatement sont celles sur la pêche et les zones de pêche en Ecosse !Encore un couac dans la gestion du Brexit : le 11 janvier, R Goodwill, ministre britannique de l’Immigration a laissé entendre que les chefs d’entreprise britanniques devraient payer une taxe de 1 000 livres (environ 1 150 euros) pour l’embauche de travailleurs qualifiés européens. Face aux inquiétudes au sein du patronat britannique, T. MAY est revenue sur les déclarations de son ministre : l’impôt sur les sociétés serait minoré pour contrer l’UE !Tout cela est révélateur de la direction très incertaine que prend le Brexit…

ÉCONOMIE ET MONNAIE 

Bruxelles valide, sous conditions, le plan de sauvetage d’Areva par la France

IMMIGRATION ET ASILE

Le nombre de migrants arrivés par la mer en Grèce a chuté de 2/3 en 2016.

* LES DESSOUS DE L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT DU PARLEMENT EUROPÉEN

Les appels du pied du candidat Tajani à l’extrême-droite auraient dû empêcher son élection. C’est également la responsabilité de G. Verhofstadt, qui pour être faiseur de roi ,a envisagé de participer à une alliance avec des pro- Brexit, «avec un cynisme Indécent, déshonorant la démocratie» (Sylvie Guillaume ex-vice présidente au PE PS/PSDfrançais).

En effet, Guy Verhofstadt chef du groupe le plus europhile du Parlement ( ADLE), où siègent les élus Modem, a sérieusement envisagé de collaborer avec un mouvement favorable, à la sortie de l’Italie de l’euro. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cet alliance contre-nature aurait pu se produire sans la farouche opposition de la majorité des eurodéputés libéraux, au projet du chef de leur groupe : «Pour le groupe le plus européen du parlement, s’allier avec des populistes au moment où l’Union va si mal, c’est impossible » a dénoncé l’eurodéputée Marielle de Sarnez.

« Quel bénéfice en espérait leader belge? Une manœuvre de récupération des 17 élus de M. Grillo pour accéder à la présidence du Parlement européen ? PEINE PERDUE !(«Autant dire que ses chances d’accéder au perchoir (ont été) quasiment réduites à néant. Bien joué… » ironise J. Quatremer dans Libération).

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