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Actualités Démocrates d’Europe du 9 janvier 2017.

OÙ VA L’EUROPE ?

Où va-t-on ? Où va l’Europe ? Que d’incertitudes en ce début d’année !

Le chef de la Commission européenne est affaibli, l’ombre du Brexit plane et paralyse, les populismes progressent. On attend le résultat d’élections de chefs d’état ou de gouvernement dans beaucoup de pays. Les relations avec la Pologne, la Hongrie, la Russie s’enveniment !

L’audition de J-C Juncker par le Parlement dans le cadre des Luxleaks jette le trouble ! L’actuel président de la Commission européenne, rattrapé par le scandale qui a terni sa nomination, sera auditionné par la très sérieuse «Commission sur les rescrits fiscaux» du Parlement européen. Il devra s’expliquer sur les pratiques de l’optimisation fiscale du Luxembourg, lorsqu’il en était ministre des Finances.

(Rappel : l’ampleur de ces pratiques, dévoilée fin 2014 dans le cadre du «Luxleaks», révèle un scandale planétaire sur ce membre-fondateur de l’U.E et sa place financière de réputation internationale. Une entreprise médiatique de dénonciation coordonnée par différentes rédactions de grands quotidiens nationaux collaborant en réseau aux missions d’enquête de l’ICIJ, consortium international des journalistes d’investigation, basé aux Etats-Unis, Washington D-C).

MENACES SUR L’UE

*Le Brexit ! Démission-surprise de l’ambassadeur britannique auprès de l’UE, Ivan Rogers, créant la stupeur en Europe mais surtout dans le camp de Theresa May. Ce départ, dont les raisons demeurent floues, est un « choc », « qui a pris Londres et Bruxelles par surprise », selon Euractiv. Lui qui devait être l’homme Eur 2fort du Brexit, n’était pas vu de la même manière à Bruxelles et à Londres. Considéré comme compétent, consciencieux et prudent par les Européens, il était jugé trop « pessimiste » par les pro-Brexit. Selon les médias britanniques, son franc-parler ne plaisait pas à la «clique» pro-Brexit du gouvernement. Surnommé par certains medias anglais «l’ennemi des peuples», il mettait en doute l’issue du Brexit selon le site Toute l’Europe, en soulignant que le futur accord de libre-échange UE-Royaume-Uni, risquait d’être rejeté par les parlements des 27.

Tim Farron, député britannique libéral-démocrate (parti pro-européen), s’inquiète pour sa part à la BBC que : « Theresa May continue sa route sans avoir un plan ou même une idée de la marche à suivre pour orchestrer ce Brexit« .

* Incertitudes sur l’Europe et affaiblissement des chefs d’état par les élections : en France bien entendu, en Allemagne et en Italie où l’on attend le résultat pour la présidence du Conseil.

* Les Eurosceptiques à la porte de Autriche, des Pays-Bas, de France, d’ Italie !

* Crise politique en Pologne, « sans doute la pire depuis le retour au pouvoir du parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, il y a un an« , rapporte Libération. « L’étincelle« , à l’origine de la crise, est l’expulsion, vendredi dernier, du député libéral Michal Szczerva, membre du PO, pendant le débat sur le budget.

La crise politique s’est aggravée, quand le pouvoir polonais a repris en main le Tribunal constitutionnel, -plus haute instance juridique du pays-, y nommant à sa tête Julia Przylebska, soutien des conservateurs. « Un processus entamé un an plus tôt par le vote d’une série de lois – sept au total – paralysant de fait le fonctionnement de ce contre-pouvoir stratégique« , détaille Le Monde.

Face à ce recul de l’Etat de droit, la Commission européenne a envoyé des « recommandations » à la Pologne, afin qu’elle mette rapidement fin à sa dérive autoritaire. Ce n’est pas la première fois que l’Europe rappelle à l’ordre la Pologne.

Mais il est peu probable que des sanctions pour non-respect de l’Etat de droit soient mises en place, si la Pologne continue d’ignorer les avertissements de Bruxelles !

* En Hongrie, Victor Orban n’en finit pas de s’opposer à l’UE !

* Les relations avec la Russie sont mises à l’épreuve en Ukraine. Selon l’Institut Robert Schuman, Moscou essaye de convaincre le public européen que l’U.E. se focalise à tort sur des menaces russes imaginaires, tandis qu’elle néglige les vrais dangers provenant du sud. De même, la Russie s’invite régulièrement dans les débats portant sur des questions politiques controversées en Europe. Toutes les divergences potentielles ou les discordes réelles au sein de l’U. E. sont reprises et amplifiées. La crise des réfugiés en constitue un exemple éloquent : Moscou enflamme le débat en soutenant une position anti-réfugiés, à la limite du racisme, tout en occultant à l’intérieur de la Russie les informations qui pourraient nuire aux relations avec ses propres communautés musulmanes.

Eur 4Comme disait Jean Monnet :

«je suis pessimiste, mais je reste déterminé» ?

Bonne année !

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