RSS Facebook Twitter
URNE
 

EDITO SPÉCIAL du 21 NOVEMBRE 2016 PRIMAIRES

Alain Juppé :

«J’AI BESOIN DE VOUS !»

 

 

La primaire de la droite et du centre a réuni de nombreux citoyens, plus que la primaire de la gauche de 2011. C’est la mort du duel annoncé, c’est un effet Trump : les citoyens font mentir les sondages, ne veulent pas s’en laisser compter.

Quel profil d’électeur a fait la différence ? Les 15 % d’électeurs se revendiquant de la gauche, les 14 % sans préférence politique, prêtant main forte à ceux des 63 % électeurs de droite et des Centres, qui ont sifflé la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy,  indiquant leur désapprobation quant à la stratégie de l’ancien chef de l’état «à la D TRUMP»  et son discours d’une proximité idéologique gênante avec l’extrême droite.

Seuls les 8 % d’électeurs ouvertement FN sont venus grossir les rangs sarkozystes, pour des raisons proprement stratégiques : Marine Le Pen se trouvant nettement avantagée par une candidature Sarkozy et nettement désavantagée par la victoire à la primaire de l’un ou l’autre de ses deux challengers.

La droite y regagnera une certaine respectabilité par son positionnement sans compromis, au prix d’une légère hémorragie d’adhésions et de voix au profit du FN ou de ses satellites certes… La campagne présidentielle 2017 nous le dira plus précisément très vite.

Le débat démocratique y gagnera aussi, débarrassé des relents de scandales qui apportaient sur un plateau pour discréditer tous les élus de la République, des arguments irréfutables aux populistes de tout poil.

C’est certes le rejet de Nicolas Sarkozy, mais aussi «un désir de droite», d’une droite «décomplexée» : très libérale sur le mode économique, très à droite pour les politiques sociales, très conservatrice sur la société, le mariage, etc…

 

Car le choix a été fait sur 3 DROITES… Chacune  mobilisée sur un thème emblématique défendu par 3 «grands» candidats   :démocratie pour les nuls

  • Identité crispée et politique sécuritaire revendiquées par  Nicolas Sarkozy
  •                                                                Rigueur et politique étrangère revue et corrigée  affichées par François Fillon
    •                                                                                                                              Valeurs et cohésion nationale personnalisées par                  A Juppé

Retour donc à une confrontation entre deux hommes politiques intègres, sincères et mesurés dans leur expression et leur mode de vie.

Ils vont se mesurer loyalement sur des items assez identiques, fondés sur les mêmes constatations à propos des difficultés économiques de la France, de l’incurie de la gauche, de sa perte d’influence internationale dans un contexte tragique et des urgences européennes.

Francois Fillon, former French prime minister and interim co-president part of a triumvirate of the French right-wing opposition UMP party, speaks during a press conference on the theme "Reconnecting with competitiveness" on June 25, 2014 in Paris. AFP PHOTO/BERTRAND GUAY

François FILLON va donner davantage de gages encore aux amis de «Sens Commun» (ex «Manif pour Tous») et forcer l’orientation libérale de ses projets économiques. Il promet en quelque sorte «du sang et des larmes», une politique étrangère russophile, une proximité qui l’obligera à donner des gages aux  électeurs les plus conservateurs et maintenant aussi aux Sarkozystes en mal de leader.

Fort du soutien élégant de Nicolas Sarkozy, François Fillon part avec un avantage mathématique certain.BAYROU JUPPE

Le MoDem continue à croire qu’Alain Juppé est le mieux placé pour conduire l’alternance. Pourquoi ?

Il demeure, rigoureux sur le déficit et exigeant sur les valeurs démocratiques. Alain Juppé affinera sa critique et mettra le doigt sur les calculs (trop) optimistes, la casse sociale induite par un management «à la Thatcher» revendiqué par son concurrent, sur les contradictions entre la fermeté de ses engagements économiques et le manque de rigueur quant au déficit qu’il va, avec une certaine légèreté, laisser filer…

«Bien sûr, comme nous tous, il entend la colère et l’humiliation qui montent de nos quartiers et de nos villages, mais il ne l’attise pas, il ne la décuple pas pour faire monter le haines et faire se dresser les Français les uns contre les autres, les salariés contre les chômeurs, les Français contre les étrangers, les jeunes contre les vieux, les citadins contre les ruraux, les femmes contre les hommes, les croyants contre les laïcs» comme le soulignait le 18/11/2016 Fadila Mehal dans une Tribune du Huffington. (Fadila Mehal est Conseillère de Paris XVIII, MoDem, Présidente de la commission culture, patrimoine, mémoire de Paris, Fondatrice et Présidente de La République ensemble et des Marianne de la diversité. Elle est également membre de l’observatoire parisien de la Laïcité)

Alain Juppé sait que les Républicains ne peuvent pas gagner sans TOUS LES CENTRISTES et saura construire une entente nationale bénéfique à la cohésion de notre pays. Il défend les valeurs démocratiques sur la politique étrangère, notamment vis-à-vis de l’UE, de l’Ukraine et donc vis-à vis de Vladimir Poutine, de Bachar El Assad. Alain Juppé a de meilleures chances d’emporter la confiance d’une majorité de Français et d’Européens.

Fort des valeurs de modération et de rassemblement qui n’excluent pas une détermination à induire le changement et l’adaptation du pays aux nécessités du monde, Alain Juppé pourrait créer la surprise s’il bénéficiait, le 27 novembre prochain, des voix des centristes qui s’étaient abstenus au 1er tour et peut-être… du peuple de centre gauche en réaction au conservatisme et aux risques de remise en question des avancées sociétales.

                                                                              Tou(te)s aux urnes !!

 

 

 

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email
 

Les commentaires sont fermés pour cet article !