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NICE, l’horreur !!

Au delà de l’horreur absolue, était-ce l’oeuvre d’un fou agissant par vengeance ou de quelqu’un agissant pour une cause ?

Il aura donc fallu attendre 36 heures, avant que Daech ne revendique l’attentat de Nice, laissant planer le doute sur son implication directe dans ce carnage, jouant de façon perverse avec les médias et nos sentiments, et laissant nos politiques se déchirer au travers d’intérêts divergents qui, malheureusement, parfois convergent.

En se déchirant et en s’invectivant, nos politiques ne voient-ils pas qu’ils tombent dans le piège que leur dresse Daech !! Je ne suis pas certain, et je suis même convaincu du contraire, qu’une autre formation politique au pouvoir eut été en mesure de prévenir ce type d’attentat. En disant cela je n’excuse pas le gouvernement, dont les membres, si ils avaient été dans l’opposition auraient également été les premiers à vociférer, après le pouvoir en place.

Si, pour les spécialistes, cette revendication ne fait aucun doute pour autant, est-ce une revendication d’opportunité ou planifiée ?

Je pense qu ‘elle est d’opportunité, même si Daech, au travers des consignes données est en capacité , malheureusement, « d’inspirer » tout un tas de déséquilibrés, pour ne pas dire de « tarés » en leur insufflant un esprit de terrorisme.

Comment peut-on lutter contre ce machiavélisme ?

Le risque zéro n’existe pas et un déséquilibré « inspiré » trouvera toujours un moyen pour semer la terreur, et je ne vais pas ici les énumérer.

Pour minimiser le risque, il n’y a que le renseignement qui soit du domaine pertinent, encore faudrait-il qu ‘en France la collaboration entre services de renseignments civils et militaires soit plus efficace, et que DGSE, DGSI et DRM, enterrent de vieilles rancunes qui n’ont plus lieu d’être.

Jean-Yves Tréguer

Président du MoDem 56 

 

 

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François Bayrou  «Nous sommes co-responsables… Cette responsabilité doit nous pousser à nous unir et non à nous diviser» 

 

 

«La première chose que l’on éprouve est une vive émotion : on pense tout d’abord à ces parents, à ces enfants qui étaient là simplement pour trouver un moment de convivialité, de plaisir, de détente, et qui se retrouvent au milieu de l’horreur. Ces enfants sont nos enfants, ces parents sont nos proches et nous pensons à eux avec énormément de peine.

[…)C’est difficile, mais il y a sûrement quelque chose à faire pour empêcher le plus possible ces attaques. Évidemment, je n’ai pas les détails de l’enquête, mais j’ai lu et entendu les propos sur le profil vraisemblable de la personne qui a commis cette horreur. Ce qui me frappe est l’incroyable ressemblance des profils de tous ceux qui agissent ainsi. Si l’on prend les frères Kouachi – l’attentat à Charlie Hebdo – en passant par le terrible attentat de novembre ou par ce qui s’est passé en Belgique et maintenant à nouveau chez nous, alors on voit l’incroyable similitude des profils : des hommes assez jeunes connus pour des faits de délinquance de droit commun et qui basculent en quelques semaines – les spécialistes disent même en quelques jours, cela a été prouvé pour ceux qui étaient en Belgique – du côté du terrorisme et du fanatisme musulman. 

Cette similitude des profils dit une chose : probablement y a-t-il quelque chose à construire du côté du renseignement. Quand vous avez les mêmes profils sur les mêmes populations, vous vous dites qu’en repérant les données et en les croisant, on peut sans doute empêcher de nombreux actes. On a déjà empêché en France des attentats depuis des mois. Mais cette idée qui a été soulignée par la commission d’enquête parlementaire selon laquelle il faut réorganiser le renseignement et mettre sous la même autorité tous les services peut évidemment aider ! En tout cas c’est une piste qu’il faut approfondir. Je rappelle que la commission d’enquête parlementaire a proposé cette piste il y a dix jours et qu’elle n’a pas été retenue par le gouvernement. Mais je suis sûr que l’exécutif va à nouveau y réfléchir. 

Il faut avoir une détermination implacable. Il faut avoir la volonté d’organiser notre défense et notre sécurité de manière efficace. On est face à un risque dont tout le monde mesure le caractère terrible. Notre détermination et notre esprit doivent être à la hauteur de ce risque. Il y a une chose que je veux ajouter à cette unification du renseignement : il y a autour de ces hommes, des voisins, des parents, des gens qui les connaissent dans leur quartier. Ceux-là aussi ont un devoir de protection. Lorsque l’on voit une personnalité qui se met à dériver, qui part vers des comportements qui donnent place à l’inquiétude et au soupçon, alors il faut agir et signaler pour que l’on puisse empêcher des drames de cet ordre.

[…] La France ne peut pas s’arrêter de vivre. Et au demeurant s’arrêterait-elle, les assassins terroristes trouveront toujours des femmes, des enfants, des groupements de personnes, des familles pour déchaîner leurs violences. Au contraire, c’est dans la responsabilité d’un pays qui sait qui il est et où il va que l’on trouvera les débuts de réponse à cette question. Le sentiment d’unité est le plus important dans ces drames là. J’ai toujours été et je suis partisan que l’on manifeste par tous les signes possibles que devant ces risques s’effacent les divisions dans le pays.

Nous sommes coresponsables à l’endroit où nous nous trouvons – majorité, opposition, élus locaux, pères ou mères de famille – nous avons tous comme citoyens une responsabilité. Cette responsabilité doit nous pousser à nous unir et non à nous diviser. Écartons le démon de la division, cela nous affaiblirait encore un peu plus. Ce dont nous avons besoin, c’est de force et de détermination. Une force et une détermination implacables. »

 

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