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Actualités Démocrates d’Europe du 11 juillet 2016.

Le Brexit plonge le Parlement Européen dans le brouillard….

eu 2Depuis le 23 juin, le discours officiel des responsables européens n’a pas varié. «Il n’y a pas d’autres solution que l’activation de l’article 50»,  «mais nous ne pouvons pas forcer le Royaume-Uni à prendre cette décision»…

Un certain agacement pointe parmi les élus pro-européens face à l’attentisme britannique. «Si l’on veut que les négociations avec les britanniques soient rapides, on ne peut pas attendre que les conservateurs aient choisi un nouveau premier ministre !» s’est énervé le leader du groupe libéral, Guy Verhofstadt.

Pouvons-nous accepter qu’une loi européenne, qui ne s’appliquera pas au pays qui nous quitte, soit adoptée par une majorité obtenue grâce aux représentants de ce pays, contre une minorité de pays à qui la loi s’appliquera ?» a questionné le président de la délégation française du PPE, Alain Lamassoure.

Pour d’autres, l’avenir des parlementaires britanniques semble indissociable de leur position dans la campagne. «Les parlementaires britanniques sont membres à part entière tant que la procédure de l’article 50 n’est pas achevée. Cela n’empêche pas de mettre la ;.pression sur certains, comme Nigel Farage» explique une source française ..  Autre proposition pour régler le sort des élus d’outre-manche, leur demander de voter systématiquement en accord avec leur groupe politique afin que cela ne change pas  l’équilibre des votes. Ou alors de ne pas voter du tout. Mais personne n’est d’accord sur cette question, ni au sein du Parlement, ni au sein des groupes politiques, ni même parfois au sein des délégations nationales» reconnait un eurodéputé.

Eviter le Brexit, «c’est juridiquement possible, mais politiquement incorrect» résume l’eurodéputé socialiste français, Jean-Paul Denanot.

«Nous ne sommes pas là pour changer les résultats du vote britannique mais s’ils se rendent compte qu’ils ont fait une ‘grosse connerie’, qu’ils le reconnaissent» philosophe le chef des socialistes’ italiens G. Pitella. .. Les élus de Grande-Bretagne sont également dans le brouillard. «Les britanniques doivent maintenant décider de leur réaction au référendum» a affirmé S. Kamall leader des conservateurs britanniques au Parlement, partisan du Brexit pendant la campagne.

«Les anglais ont voté, on ne peut pas remettre en cause une nouvelle fois un vote populaire sous prétexte que ça déplait à certains» s’est agacé l’eurodéputé Vert Yannick Jadot. «Si l’on devait faire un deuxième référendum  au Royaume-Uni, ce serait sur un projet européen ambitieux».

eu 3Finalement, seul le sort de Nigel Farage, président de l’UKIP et leader du groupe anti-européen EFDD au Parlement européen semble mettre tout le monde d’accord. Il a annoncé son intention de démissionner de son mandat de président de UKIP. Mais compte poursuivre son mandat au Parlement européen jusqu’à son terme, soit en 2018. ..

«Nigel Farage veut avoir plus de temps pour lui-même, pour dépenser son salaire européen», a pour sa part dénoncé Guy Verhofstadt.

Absent de l’hémicycle européen pendant toute la session, le leader britannique s’est néanmoins fendu d’une conférence de presse le 6 juillet. «Je vais finir mon mandat ici au Parlement européen car je veux être libre de mes commentaires lorsque l’article 50 sera activé». Si le chef de file de l’UKIP a démissionné de sa fonction au sein du parti, dans la foulée du Brexit, il demeure président du groupe politique de l’EFDD au Parlement européen, et touche toujours son salaire de député européen. C’est surtout ce point qui irrite : des eurodéputés de tout bord réclament son départ

Pour consulter la totalité de l’article :

http://www.euractiv.fr/section/royaume-uni-en-europe/news/le-brexit-plonge-le-parlement-europeen-dans-le-brouillard/

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