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France 1
 

Actualités Démocrates de France du 10 avril 2016.

L’U.E.face aux réfugiés, aux migrations économiques, aux risques du djihadisme…

 

 

 

 

 

france culture 

Extraits des lnterviews de Marielle de Sarnez du 29/3/2016

«La Turquie doit faire cesser le boulot des criminels que sont les passeurs. Tout cela se déroule forcément avec un certain accord des pouvoirs publics.

En même temps, je considère qu’on n’a pas à déléguer à la Turquie la gestion de nos frontières et la gestion de notre droit d’asile. C’est à nous d’assumer la sécurité de nos frontières et d’ avoir des contrôles extérieurs à nos frontières, pour les ressortissants des pays tiers et pour les ceux de l’U.E., comme aux USA ! Nous devons gérer nous-mêmes notre droit d’asile. 

Angela Merkel a pris la décision qu’elle a prise, on le sait bien, pour des raisons aussi économiques en Allemagne. On ne le répétera jamais assez,’il y a aussi un problème de démographie, et de main-d’oeuvre et que c’est aussi pour cela qu’elle a ouvert ses portes, même s’il y avait au fond un devoir d’humanité vis-à-vis de ces réfugiés syriens.

L’U.E doit prendre sa part de l’accueil des réfugiés, harmoniser sa politique d’asile (ce qui n’est absolument pas le cas), la France se doit d’être à ce rendez-vous là, elle n’y est pas. Elle accueille extrêmement peu de réfugiés syriens. D’autres pays du monde doivent aussi prendre leur part : le Canada le fait avec plusieurs dizaines de milliers.

Quant à la question des migrations économiques, il faut que nous ayons une politique commune. Il faut au fond pouvoir accueillir autant que de besoin des migrants économiques, peut-être expérimenter les visas à multiples entrées, c’est-à-dire donner un visa à celui qui vient travailler quelques mois, repartir dans son pays d’origine, revenir l’année d’après, à partir du moment où il respecte un certains nombre de règles. Il faut qu’on essaye de penser aussi bien la politique d’asile des réfugiés, que la politique d’asile pour les migrants de façon coordonnée et concertée».

Contre le risque djihadiste, Il faut que nos services de renseignements coopèrent de façon définitive. Il est intéressant de connaître les failles, de les analyser, pour que les mêmes faits n’aient pas les mêmes causes tragiques.

Elle ne se fait pas et elle n’en prend pas le chemin…

On a pas d’autres solutions que les chefs d’état et de gouvernement accélèrent, améliorent la coopération entre États, entre services de renseignements.

Il faut contrôler les frontières extérieures de Schengen. Il faut renseigner l’ensemble des fichiers de base de données qui sont à notre disposition dès qu’un citoyen de l’Union européenne quitte l’espace Schengen et dès qu’il rentre à nouveau. Il faut un contrôle effectif à nos frontières comme le font tous les grands espaces du monde. 

france 5 

Accord entre la Turquie et l’Union européenne

Qu’il faille parler avec la Turquie est absolument normal, c’est un grand pays. Mais si les autorités turques avaient fait le nécessaire, tous ces naufrages ne se seraient pas produits. Vous voyez à l’oeil nu ces passeurs criminels, qui mettent des familles dans des bateaux, qui leur font payer une fortune, 3000 euros par adulte, 1000 euros par enfant, 50 % de moins quand il y a une tempête… Sur tout ceci je trouve que les autorités turques auraient pu faire cesser ces réseaux criminels de passeurs. […] Deuxièmement quand vous êtes un jeune Syrien, que vous avez un métier, que vous avez vécu deux, trois, quatre années de guerre, que vous n’avez plus aucune perspective, que vous n’avez plus de maison, que vous n’avez plus d’avenir, vous êtes obligé si vous voulez aller en Europe de passer par les réseaux de passeurs criminels. C’est cela qui est absolument terrible depuis cinq années : il n’y a eu aucune anticipation. Moi je n’ai cessé de demander de demander que l’Europe enregistre les demandes d’asiles dans les camps où se trouvent les réfugiés dans les pays voisins de la Syrie. […]  Pour stopper cette immigration des réfugiés de façon illégale, il fallait ouvrir des voies légales. On est en train de faire les choses au dernier moment. […]  Je dis une chose, il ne faut pas déléguer à la Turquie notre droit d’asile, c’est la responsabilité de l’Europe. »

Versement de 6 milliards d’euros dans le cadre de cet accord 

Que la Turquie arrête d’abord les réseaux de passeurs criminels avant de verser cet argent. Ensuite renvoyer un réfugié syrien aujourd’hui sur le territoire de l’U.E. pour l’échanger contre un réfugié syrien qui serait à moitié choisi par la Turquie me dérange. […]  Il faut que l’U.E. ouvre dans les trois pays frontaliers Jordanie, Liban et Turquie des bureaux avec avocats, juristes, spécialistes du droit d’asile, pour donner ou pas au bout d’un certain nombre de jours le droit d’asile. »

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