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France 1
 

Actualités Démocrates de France du 14 décembre 2015.

Accord sur le CLIMAT : « Tout reste à faire »

« Un accord a minima été adopté à l’issue de la COP21. L’absence d’accord eut été évidemment  pire. Et admettons que le symbole de la prise de conscience mondiale est un fait positif.

Pour autant, peut-on dire que nous éviterons la hausse des températures tant crainte ? Évidemment non !

Deux questions essentielles n’ont pas été réglées : celle du prix du carbone dont on sait que c’est un élément clé de la réussite, et la question du financement par les pays développés des efforts à consentir, notamment auprès des pays en voie de développement.

Les engagements restent par ailleurs bien lointains. Presque plus aucun des dirigeants d’Etat signataire ne sera plus en responsabilité en 2030, et encore moins en 2100, pour répondre de l’atteinte ou non des objectifs affichés. Or la question clé pour chaque Etat maintenant sera celle du respect de cet accord, et donc de la cohérence entre les engagements affichés et la réalité des actes.

Le processus onusien a atteint aujourd’hui ses limites. Au fond, le G20, coalition des pays les plus émetteurs, n’est-elle pas la bonne « coalition pour le climat », capable de construire de puissantes coopérations renforcées avec les grands industriels ?

En résumé : tout reste à faire… »

Marielle de Sarnez Yann Wehrling

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ÉLECTIONS RÉGIONALES

« Il y a beaucoup de gravité ce soir dans les déclarations des responsables politiques. Et c’est justice.

Le premier tour a été un choc. Il disait « il faut tout reconstruire ». Le deuxième tour traduit une exigence et une urgence et dit : « il faut le faire maintenant, sans attendre ».

Les Français ont dit qu’ils ne pouvaient pas accepter l’extrémisme. C’est un sursaut. Mais ce sursaut est aussi un appel, impératif.

C’est d’abord un appel à des solutions et à des changements concrets.

La France n’a pas créé un seul emploi supplémentaire dans son secteur privé productif depuis quinze ans. Tout le monde sait pourquoi. Il faut répondre maintenant.

L’éducation nationale vit une démoralisation profonde, non pas principalement par manque de moyens, mais parce qu’on a choisi d’imposer à l’école un égalitarisme qui est contraire à ses aspirations les plus profondes.

De tout cela, nous devons débattre dans une vie politique renouvelée.

Car les Français disent aussi qu’il faut que notre vie politique s’ouvre, se libère des sectarismes, accepte le débat et la diversité.

Par exemple, dans l’opposition. J’entends une tendance qui dit : « il faut que l’opposition soit plus à droite ! » et une autre tendance qui dit : « il faut que l’opposition soit plus au centre ! »

Les deux se trompent : il faut qu’il y ait une droite à droite, et un centre au centre ! Et la même remarque est sûrement valable à gauche dans ses diverses sensibilités.

La diversité est un droit ! La diversité assure l’intérêt du débat et le renouvellement des propositions.

Nous ne pouvons pas continuer avec des institutions qui interdisent la diversité, et qui bannissent des courants entiers de la représentation, même ceux que nous combattons.

Le Président de la République, les responsables du gouvernement, les responsables de partis politiques de la majorité et de l’opposition, de droite, de gauche et du centre, sont co-responsables de la situation. Ils sont maintenant obligés d’apporter des réponses !

À cette obligation de reconstruction, de la vie politique et de la famille politique du centre, nous sommes engagés. Nous y prendrons et j’y prendrai toute ma part. »

François Bayrou

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