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Actualités Démocrates d’Europe du 15 juin 2015.

L’U.E. FACE AUX DÉRIVES DE DROITE EXTRÊME… 

2 rapports du Conseil de l’Europe, dénoncent la montée de partis politiques extrémistes.

europe 1HONGRIE : Le rapport de la commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) décrit Jobbik (20,5 % des voix lors des élections parlementaires 2014) comme «un parti populiste de la droite radicale à la rhétorique ouvertement anti-Roms, antisémite, homophobe et xénophobe» et demandant l’établissement d’une liste des personnes ayant des ancêtres juifs, au motif qu’elles représentent un risque pour la sécurité de l’État).

Le rapport souligne que les partis extrémistes n’ont pas l’apanage des discours haineux ; des personnalités de tout l’éventail politique, tel un chroniqueur du Magyar Hirlap, journal pro-gouvernemental, connu pour ses attaques virulentes des juifs qualifiés d’« excréments puants»…

Les violences racistes contre les Roms sont l’un des plus importants problèmes. Des groupes de paramilitaires ont organisé des manifestations et des patrouilles illégales, harcelant la communauté rom jusque dans ses propres quartiers, telle en 2011, la «Garde hongroise» défilant dans les rues de Gyöngyöspata, dirigée par des élus de Jobbik, pour intimider la population rom.

Dans son ensemble, l’expiration de la «décennie de l’inclusion des Roms», mise en œuvre dans 12 États européens en 2005, ne peut pas vraiment être considérée comme une réussite.

orbanViktor Orbán a lancé une consultation publique sur l’immigration par questionnaire à tous les Hongrois adultes. Parmi les questions :

«Certains pensent que la mauvaise gestion de la question de l’immigration par Bruxelles pourrait être liée à la recrudescence du terrorisme.

 Êtes-vous d’accord avec cela ? »

«Êtes-vous d’accord avec le gouvernement pour que l’aide soit concentrée sur les familles hongroises et les enfants qu’elles peuvent avoir plutôt que sur l’immigration ? ».

D’après une résolution du 10 juin du Parlement européen, si la Hongrie réinstaure la peine de mort, en violation des traités de l’UE et de la Charte des droits fondamentaux, elle sera soumise aux sanctions de l’art. 7 du traité de l’UE et se verrait retirer ses droits de vote,

Le Parlement européen s’est emparé du sujet, exhortant la Commission résolution à évaluer la situation et à mettre en place chaque année dans toute l’UE un mécanisme de surveillance de respect de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme.

La résolution a été approuvée par 362 voix pour, 247 voix contre et 88 abstentions.

europe 3POLOGNE : le rapport, explique que les déclarations homophobes sont monnaie courante dans les discours politiques polonais. La propagande haineuse sur Intern et semble avoir trouvé une nouvelle cible : la communauté musulmane. Les organes d’autoréglementation ont bien des difficultés à appliquer les sanctions adaptées contre les médias qui versent régulièrement dans ce type de discours.

L’existence de groupes nationalistes reste un problème car ils sont de plus en plus nombreux. Les perturbations entourant la fête de l’indépendance (11 novembre) ne cessent d’augmenter. Pendant 5 années consécutives, des groupes nationalistes défendant les «valeurs polonaises traditionnelles», de l’Église catholique, l’opposition à l’avortement et au mariage homosexuel, ont organisé des manifestations réunissant des dizaines de milliers de personnes, qui dégénèrent en général en mouvements violents.

On déplore également le racisme lors des événements sportifs. Peu de cas de crimes racistes finissent pareurope 4 la condamnation des coupables ou par des mesures administratives.Les personnes transgenres sont en outre soumises à certaines discriminations dans l’accès aux soins de santé.

L’ECRI propose aux autorités polonaises de transposer la convention européenne des droits de l’homme à la législation du pays, de revoir le code criminel afin de punir discriminations ethniques et racisme, et d’inscrire dans la loi le droit à la dignité et à l’égalité des personnes LGTB.

albanieALBANIE : des lacunes dans la législation de ce pays candidat à l’adhésion, des discours haineux des politiques, l’utilisation croissante d’Internet pour la diffusion du racisme et de l’intolérance, des incohérences dans les stratégies pour l’inclusion des Roms et l’intolérance vis-à-vis des personnes LGBT similaires à celles qui ont lieu en Pologne et en Hongrie sont pointées.

D’autres rapports sont en préparation, notamment sur la France et la Lituanie. Des rapports récemment publiés regrettent une augmentation des rhétoriques haineuses et d’intolérance dans d’autres pays également, comme la Bulgarie, la Slovaquie et la Roumanie.

poutineRUSSIE : le Parlement par résolution le 10 juin s’inquiète du soutien de Moscou aux partis «radicaux et extrémistes» de l’U.E. visant implicitement  le Front National. 

Le prêt de neuf millions d’euros obtenu par le parti de Marine Le Pen auprès d’une banque russe a déjà suscité en mai la création d’une commission d’enquête parlementaire à Paris.

Une résolution adoptée par 494 voix pour, 135 contre et 69 abstentions, portant sur la réévaluation des relations entre l’U.E. et la Russie dans le contexte de la crise ukrainienne dénonce aussi la réunion, en mars dernier à St-Pétersbourg, d’une dizaine de partis d’extrême droite à l’invitation de Rodina, une formation alliée à Vladimir Poutine.

– demandant à la Commission européenne et aux États membres de mettre en place un mécanisme permettant de surveiller l’aide financière, politique ou technique fournie par la Russie à des partis politiques ou d’autres organismes.

– dénonçant la «violation délibérée par la Russie des principes démocratiques, des valeurs fondamentales et du droit international par son action violente et la destabilisation de ses voisins.

– appelant les gouvernements de l’UE à éviter de conclure des accords bilatéraux avec la Russie (y compris les pourparlers en cours entre la Russie et la Grèce pour la construction d’une connexion gazière).

Les eurodéputés ont également demandé des actions et des aides financières pour «contrer la propagande et la désinformation russes au sein et en dehors de l’Union».

pour aller plus loin, >> Lire :

Un dirigeant hongrois d’extrême droite demande une liste de juifs 

La Hongrie met les Roms au travail La Commission durcit le ton face à Viktor Orbán

La dérive raciste en Hongrie et en Pologne inquiète le Conseil de l’Europe

Les centristes réclament une enquête sur les relations entre le FN et Moscou

La liste noire russe vise les Européens pro-Ukraine ou anti-FN

L’Ukraine scelle son rapprochement avec l’UE au grand dam de la Russie

L’UE élargit les sanctions contre la Russie

Sources : d’après les articles EurActiv.com by Georgi Gotev translated by Marion Candau 

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