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une édito
 

Édito du 3 novembre 2014.

IL S’AGIT DE REMETTRE L’EUROPE SUR LE CHEMIN DE LA CROISSANCE.

La Commission européenne présidée par Jean-Claude Junker a été  investie par le Parlement européen le 22 octobre dernier. Nous lui avons accordé une confiance que j’ai qualifiée d’«exigeante et impatiente» tant le temps presse.

 

 Il s’agit de remettre l’Europe sur le chemin de la croissance.

Toutes les initiatives de la Commission, que j’espère nombreuses et et pertinentes, sur l’investissement, l’industrie, l’énergie, le numérique, ou les grandes infrastructures, n’y suffiront pas, même si elles ont le mérite d’ouvrir des possibilités nouvelles.

Mais tout le monde le voit bien, il faut désormais aller plus loin.

Proposer aux pays ayant l’euro en partage d’avancer vers une intégration économique et sociale. Décider d’un agenda de la convergence fiscale et sociale pour créer un «espace homogène de créativité économique», ainsi que le définit Valéry Giscard d’Estaing dans son dernier ouvrage Europa*.

Continuer à avoir une monnaie commune, sans politique et stratégie économique communes cela ne peut pas marcher. Il n’est que temps que quelques-uns, autour de la table du Conseil européen, se lèvent pour faire avancer cette idée simple : dans le monde tel qu’il est, l’Europe est seule à la dimension des enjeux. Séparés, nous ne pourrons rien. Rassemblés, nous serons plus forts, et nous retrouverons une capacité à agir.Cela vaut pour l’économie. Cela vaut aussi pour répondre aux crises qui traversent le monde.

Je pense à la lutte contre le virus Ebola, et d’autres épidémies ou d’autres endémies, que nous ne pourrons vaincre que si nous décidons d’agir vraiment, et d’agir ensemble. Je pense au conflit armé à l’est de l’Ukraine, à nos frontières. Je pense à la lutte contre l’État islamique qui est une menace contre l’idée même de civilisation. Là aussi, l’Europe doit se décider à agir solidairement et à se doter enfin de moyens d’action communs, sur le plan militaire, sur le plan humanitaire et sur le plan diplomatique. Nous avons en effet notre propre voix à faire entendre dans le monde, nos propres analyses stratégiques à faire valoir, sans être contraints de nous aligner systématiquement sur celles de nos amis américains.

Voilà les enjeux. Ils sont immenses.
Les saisir à bras-le-corps, c’est de la responsabilité conjointe de notre Parlement européen, de la Commission, et de nos Chefs d’État et de Gouvernement, même si nous savons combien ces derniers sont parfois frileux et timorés quand il s’agit de proposer une vision et des perspectives pour l’Europe.

Il revient à chacun d’entre nous de prendre le relais, et d’œuvrer pour que s’exprime enfin au sein de notre espace européen une volonté politique.

 


Marielle de Sarnez

 

* pour aller plus loin : consulter gratuitement le livre  http://www.europa-vge.com/

 

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