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édito 1
 

ET SI LES ALTERMONDIALISTES AVAIENT RAISON ??

Poil à gratter ? provocateur, moi ? Allez, on va dire oui. 

D’abord, je ne suis plus le seul : j’ai été rejoint, au moins sur l’Europe, par le Parti Démocrate Européen, excusez-moi du peu ! En lisant leur manifeste, j’ai bu du petit lait : je croyais relire, en mieux écrit, bien entendu, l’éditorial que j’avais récemment commis dans ces mêmes colonnes. On ne parle pas de défendre vent debout l’indéfendable, à savoir l’actuelle politique de cette institution. On ne ressort pas le spectre des conflits passés. On parle essentiellement de réformer l’Europe, de la rendre plus accessible, de la démocratiser. Faisons campagne là-dessus, et on va gagner, pour une fois ! Je ne peux donc que vous encourager vivement à vous adonner à la lecture de ce document édifiant. Enfin, que dire à ce sujet de la prestation de François Bayrou à Bordeaux : encore une fois, une idée simple mais lumineuse, l’idée qu’une harmonisation fiscale et sociale résoudrait tout. CQFD ! Comment personne n’y a-t-il pas pensé avant !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              Sur les alter mondialistes maintenant.  

 

Je constate avec une amère déception la cuisine électorale qui règne actuellement sur tout l’éventail politique français, sans exception. Quel que soit le parti vers lequel on se tourne, j’ai bien peur d’être face à un constat implacable : l’incapacité fondamentale du monde politique à gérer les questions sociétales d’aujourd’hui et de demain. Les intérêts individuels d’ambitieux politiciens «de carrière» finissent inévitablement par occulter le service de l’intérêt collectif, le respect de l’éthique et de la loi, ainsi que, osons le dire, une certaine idée de la France.

On pourrait aisément faire le parallèle entre les années 1780 et les temps actuels : l’orage s’annonce, tout fait prévoir une explosion sociale d’envergure… et on continue imperturbablement à danser sur le volcan. Face à cette inaptitude totale à l’indispensable remise en question du monde politique, dont la nécessité absolue a pourtant été mise en évidence par Jean Lassalle et ses «Cahiers de l’espoir», il ne reste plus que l’auto dénommée «société civile» pour effectuer la mue nécessaire. Les solutions sont connues. Elles inondent la toile où elles circulent en boucle. Des gens lucides et intelligents les ont élaborées, mais ils ne sont ni présidents d’une quelconque république, ni ministres, ni députés, ni conseillers régionaux, généraux, communautaires ou municipaux ; ce sont de simples citoyens, parfois experts dans leurs domaines de compétence professionnel ou associatif. Ce sont eux qui ont raison, mais ils n’ont pas le pouvoir : ils ne sont pas sortis de l’ENA, ils n’ont pas été cooptés, ils ne font pas partie des copains et des coquins. Parmi eux, on y vient, les alter mondialistes. Ils sont excessifs et souvent agaçants, c’est vrai. Leur mouvement est souvent le refuge d’extrémistes en mal d’identité et d’idéologie depuis la chute du Mur de Berlin, c’est vrai aussi. Il y a beaucoup de soixante-huitards attardés plus ou moins «boboisés» dans leurs rangs, c’est vrai également. Mais ils sont aussi festifs ! Enfin, des gens qui ne «tirent pas une tronche» d’un mètre cinquante dans notre société ! Mais c’est miraculeux ! Conservons les dans le formol pour les montrer aux générations futures, ce sont de précieuses exceptions !  

Et sur le fond, que proposent-ils ? 

Finalement, des solutions qui, appliquées très localement, ont prouvé leur pertinence : circuits courts, économie solidaire, monnaies locales, commerce équitable, alternatives énergétiques, -en écartant les plus farfelues-, changement de philosophie, -notamment dans les modes de consommation dans les rapports humains, etc.  

 

 

 

  

ls n’ont surtout pas fait l’erreur de se constituer en mouvement politique : ils savent très bien que, s’ils le faisaient, ils se «normaliseraient» et deviendraient à terme comme tous les autres partis. En clair, ils scieraient la branche sur laquelle ils sont assis. En restant comme ils sont, ils gardent leur crédibilité et leur force de proposition … à condition d’éviter les excès dont ils sont, hélas, souvent coutumiers.

Et si les alter mondialistes avaient raison ?  

 Jacques Isnard

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