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euro brisé
 

F-HaiNe, TOUCHE PAS À MON EUROPE !

Quand j’entends, que je lis, que l’on essaie, à coups de sondages, de me persuader que le Front National arriverait en tête du scrutin pour les prochaines élections européennes, je dis non, je dis stop ! et je dis, çà suffit !Il n’est pas pensable qu’un parti aussi anti-européen puisse arriver à faire un score tel, qu’il le placerait en première position. Qu’il soit représenté soit, en démocratie toutes les opinions ont le droit de s’exprimer, mais il serait intolérable que ce parti devienne la première force représentant la France au Parlement Européen. Comment en est-on arrivé là ?

Par lâcheté de nos dirigeants ?

Oui, sans doute un peu, parce qu’ils ont été trop frileux dans leur volonté de construction et qu’ils n’ont pas su, ou pas voulu, faire les efforts nécessaires pour rendre cette construction crédible.

Par le mensonge des anti-européens ?

Oui, certainement, parce que depuis des années, tel des serpents, ils distillent un « venin » aux oreilles de nos concitoyens les plus démunis, mais aussi les plus réceptifs à ce type de « discours » :  parce qu’ils sont désemparés. Désemparés par le chômage, désemparés par le manque de perspectives qui leur sont offertes.  Alors, oui, ils viennent à l’écoute de ces serpents qui leur promettent « monts et merveilles » avec des recettes du type « Y a qu’à «  sortir de l’ Euro pour résoudre nos problèmes économiques et retrouver le plein emploi !  « Faut qu’on » sorte de l’ Europe pour fermer nos frontières et refouler ces immigrés qui viennent prendre vos places ! Le discours est simpliste et bien rôdé, mais  malheureusement terriblement efficace !

Par le manque de courage des européens ?

Oui,aussi, parce que nous, européens, par facilité, par paresse intellectuelle, parce que nous avons cru que l’Europe était construite, nous n’avons pas persévéré dans l’ effort que nous aurions dû poursuivre. Nous avons laissé trop de champ libre aux anti-européens persuadés que nous étions, que tel un T.G.V., l’Europe était lancée et que rien ne pourrait plus la faire dérailler. Manque de courage aussi pour n’avoir pas su transmettre et relayer les prise de positions des députés européens, et notamment ceux de notre Parti Démocrate Européen (P.D.E.).

Par oubli de transmission d’un idéal européen ?

Oui, également, parce que nous européens, n’avons peut- être pas su relayer la pensée des pères de l’Europe, avec le degré d’utopie nécessaire à tout idéal. Je pense en premier lieu aux gens de ma génération, pionniers dans les échanges franco-allemands et la  mise en place des jumelages, qui furent à mon sens à la base de  la pédagogie européenne. Aujourd’hui il faudrait que ce qui se fait avec Erasmus, se diffuse à d’autres couches de la population. Car ne nous y trompons pas, l’Europe est notre seule chance pour lutter contre les crises et surmonter les défis immenses auxquels nous avons et nous aurons à faire face. L’Europe est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l’Homme au centre de toutes les politiques. L’Europe est notre seule chance  pour pérenniser notre modèle social.

 

Encore faut-il que cette Europe se débarrasse de ses attributs technocratiques, qu’elle parle « simple » et s’adresse aux Européens, et que chaque pays ne se serve pas de l’Europe pour essayer de satisfaire ses propres intérêts mais apporte à la construction européenne ce qu’il a de mieux pour bâtir « la maison commune » et enfin, que l’Europe ne serve pas de bouc-émissaire aux États membres pour faire « avaler » les mesures impopulaires liées aux réparations des erreurs nationales…

L’Europe a besoin de renforcer la coordination de ses politiques économiques. Elle doit organiser une véritable politique en la matière. L’Europe a besoin de promouvoir le modèle social européen, fondé sur la lutte contre les inégalités et comportant un niveau élevé de protections sociales, harmonisées sur l’ensemble de son territoire,  pour éviter le « dumping » social.  L’Europe a aussi besoin de parler d’une seule voix dans les grands organismes internationaux, parce que nous sommes dans la mondialisation et que l’influence d’un pays isolé est  nulle dans cette mondialisation.  Les choix européens sont préparés dans le secret, entre gouvernements et commissions, alors que les citoyens devraient être pleinement associés aux décisions européennes. Le devenir commun de la maison « Europe » doit être restitué aux citoyens européens, ce n’est qu’à cette condition qu’ils s’intéresseront de nouveau à elle.

 

 

Si les partis anti-européens et particulièrement le Front National, sont crédités des scores les plus élevés, c’est aussi parce que, généralement, l’abstention est très élevéelors des scrutins européens et que les électeurs des partis extrémistes, eux , vont voter.  C’est donc à nous « européanophiles », membres d’un parti politique pro-européen, qu’il incombe de tout mettre en œuvre pour que le cauchemar et l’infamie d’un F.N., vainqueur des élections européennes de juin prochain, ne puissent se produire.  

Le destin de la France et de l’Europe  sont aujourd’hui indissociables .                                                                      

 Jean-Yves TRÉGUER

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     L’Europe est l’avenir de la Bretagne…         

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