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édito 1
 

Les Équilibres Financiers Sociaux.

Le fameux «trou de la Sécurité sociale» se creuse chaque
année davantage, et, pour tenter d’y remédier, on instaure
chaque année des mesures de plus en plus restrictives aux
prestations versées, pour chacune des deux branches,
maladie et vieillesse. On s’intéresse donc beaucoup aux sorties d’argent, mais trop peu aux entrées,
sauf  lorsqu’on nous dit que le contexte économique, la crise, le chômage pèsent  lourdement sur les équilibres.
En effet, les chômeurs, demandeurs d’emploi et autres bénéficiaires de la CMU
ne payent pas de cotisation, et de plus, pour encourager l’emploi, l’État ne cesse
de multiplier les exonérations de charges sociales pourles entreprises.
Dans ces conditions, équilibrer les comptes de la Sécurité Sociale en période
de sous emploi dans le pays relève de la mission impossible.
Et quand enfin, on se penche sur la question du financement, la droite met en
place une augmentation de la TVA, que la gauche abolit, pour la remplacer
par une augmentation de la CSG, mesure tout aussi néfaste, car l’une comme l’autre
de ces deux solutions, impacte négativement le pouvoir d’achat, et va donc directement à
l’encontre de cette relance que nous souhaitons tous.
Ma proposition est simple et beaucoup plus saine que le système actuel et que toutes les solutions préconisées ou envisagées par les uns et les autres.
Elle allie en effet, de façon terriblement efficace, la préservation du pouvoir d’achat et la défense et le rapatriement du travail en France :

 1) À tout assuré doit correspondre une cotisation, payée soit par  lui-même et son employeur, soit, pour les sans emploi, par les caisses de chômage. Ainsi, ce ne serait plus la Sécurité sociale qui encaisserait les variations de l’emploi ni les mesures prises pour le stabiliser, mais les caisses de chômage, dont c’est bien la vocation.
 2) Pour alimenter cette charge nouvelle à supporter par les caisses de chômage, une cotisation chômage complémentaire doit être mise en place, à la charge des entreprises, dont c’est bien l’un des rôles que de fournir de l’emploi, proportionnelle au ratio « chiffre d’affaires réalisé en France / nombre d’emplois de l’entreprise et de ses fournisseurs en France ». Les paramètres de la formule de calcul de cette nouvelle cotisation doivent, évidemment, être choisis judicieusement, associés à une baisse de la cotisation patronale actuelle compensée par une CSG progressive au-delà des classes moyennes, pour qu’une entreprise qui réalise tout son chiffre d’affaires en France, avec, pour elle et ses fournisseurs, du personnel entièrement localisé en France, ne paye pas plus cher de cotisation chômage qu’aujourd’hui.  Le ratio « chiffre d’affaires en France / nombre d’emploi en France » suffit à favoriser naturellement les entreprises qui exportent et à pénaliser celles qui délocalisent, ou importent massivement.

  Voilà, il me semble, en intéressant directement les entreprises à la baisse du chômage, une bonne incitation à produire en France, et à  freiner efficacement les velléités de délocalisation. Si un tel      système avait déjà été mis en place, je ne crois pas que les conclusions de PSA auraient été les mêmes qu’aujourd’hui sur les suppressions d’emploi en France qu’il vient d’annoncer, ni celles de RENAULT pour le schéma industriel de la nouvelle Clio.

 

Yves  Le Coroller

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