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démocratie locale
 

La Démocratie locale : le point de vue d’un élu morbihannais.

Pour être honnête : accoucher de cet éditorial ne fut pas
sans douleur. Le sujet, qui me semblait simple au début,
évident même, se révèle, àl’étude -pour reprendre un
vocabulaire « ségolénien »- d’une « vastitude » insoupçonnée.
En effet, au moins deux points de vues peuvent être adoptés :
le point de vue des élus, et le point de vue des citoyens.
Pour ce premier edito, je me contenterai d’évoquer,
sans être exhaustif, le point de vue des élus.

Un ancrage dans la vie locale

Vouloir être élu local ne se décrète pas ; il faut une connaissance intime de
la commune, de son histoire, de sa sociologie et une vue large de son avenir.
La pratique détestable des parachutages ne peut que desservir les élus :
Que penser de telles élues vannetaises qui jettent leur dévolu sur
Auray ou Arradon ?
De tel élu, originaire du Finistère nord, se présentant dans
la couronne vannetaise sous une étiquette qui devrait lui donner un siège,
tout cela parce que, et je cite, «le parti le promet à une belle carrière» ?
Et là, je ne parle que des cas Morbihannais…….
Ces pratiques discréditent ceux qui «s’engagent en politique» car les électeurs
ne peuvent y voir qu’un manque de sincérité. Il faut qu’elles cessent pour
donner tout son sens à l’engagement politique.

La Commune

   Lorsque nous sommes élus, si on parle de démocratie,
   une question forte se pose naturellement :
      celle de l’élaboration de la décision.
   Un projet municipal, se mène comme tout projet :
       • Élaboration des besoins, par la consultation des forces vives de la commune ou de la ville
       • Échanges, débats avec tous les élus
       • Puis prise de décision par vote
       • Mise en application par l’exécutif municipal.
J’ai connu un « dictateur des campagnes » (paix à ses cendres !), ne supportant
en aucun cas propositions différentes ou liberté de ton. Mais n’est-il pas tentant,
pour un maire, de ne pas partager la prise de décision ?
Pour une meilleure crédibilité de l’action municipale, l’information doit circuler,
tant au niveau de la population que bien sûr, au niveau des élus.
A l’heure du numérique, tout ceci ne devrait pas être si difficile… quoique…

La communauté de communes

Et puis, un nouveau degré administratif est apparu : la communauté d’agglomération
ou les communautés de communes.
Les communautés de communes sont le bon niveau pour régler des problèmes plus
larges que le niveau communal et pour nouer des coopérations intercommunales.
A chaque communauté correspond souvent des compétences propres.
Seulement, les populations ont un faible niveau de connaissance de ces institutions
et se sentent peu impliquées parce qu’elles n’ont pas voté directement pour leurs
représentants. Pour qu’elles soient mieux reconnues, pour asseoir leur légitimité,
je plaide pour une élection directe des représentants à la communauté de communes.

L’avenir ?

Mars 2014 n’est pas très loin, et les réflexions ci-dessus me sont venues en faisant
le bilan d’un mandat presque écoulé.
Mon sentiment est qu’il faut une démocratie locale active et renouvelée.
Pour la rendre active,  et pour que tous se sentent concernés, il faudrait, à mon sens :
• Interdire le cumul de tout mandat et ne détenir qu’un seul mandat électif.
• Interdire plus de deux mandats consécutifs.
Et, pour cela, et pour chacun d’entre nous :
   NE PAS AVOIR PEUR DE S’ENGAGER !

Jean-Luc EVENO

Élu Municipal de  GRAND-CHAMP.
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